Le ciel s'absente de nos milieux citadins. L'encombrement du champ visuel par la verticalité des constructions, et la sollicitation incessante du regard par les multiples supports de propagande, nous font méconnaître sa présence. La multiplication des éclairages publics nocturnes, lesquels balisent un espace à profondeur circonscrite, nous soustrait au sublime du ciel nocturne et à la vision des étoiles.
Il n'y a plus qu'en pleine campagne ou en montagne, loin de toute source de pollution lumineuse que l'on parvient à voir à nouveau cette immensité.
Alerte aux déchets de l'espace
Depuis le début de la conquête spatiale, le nombre de satellites est en constante augmentation. Il n'est plus rare d'apprendre ou de constater des séries d'accidents liées à cet encombrement. En 1989, un paysan trouve dans son champ un morceau du satellite Cosmos 84.En juillet 97 un débris de la fusée Ariane percute violemment le satellite Cerise. À chaque retour de la navette Américaine il est indispensable de remplacer des hublots et autres pièces. Les débris spatiaux sont estimés à 8500 d'une taille supérieure à 10 cm et entre 50 000 et 150 000 débris d'une taille inférieure à 10 cm, de tous les dangers ils peuvent compromettre les missions scientifiques et mettent en péril la vie des spationautes. Depuis quelques années des laboratoires travaillent sur cet épineux problème. Au CNES de Toulouse une équipe de chercheurs répertorie et étudie la nature des débris et propose des solutions pour un espace plus propre.
Pour en savoir plus:
Janvier 1998 extrait du compte rendu de réunion à l'ONU 
Recherche nationale sur la question des débris spatiaux, sûreté des satellites équipés de sources d'énergie nucléaires et problèmes relatifs à la collision de sources d'énergie nucléaires avec des débris spatiaux
L'espace extra-atmosphérique est devenu un domaine majeur de recherche scientifique et d'application pour les secteurs publics et privés. Sans cesse on élabore de nouveaux projets de lancement dans l'espace de systèmes,y compris les missions habitées de grande envergure, destinés à diverses utilisations. De telles activités sont cependant exposées à un risque grandissant de collision dû à la production abusive de débris orbitaux. Au début des années 60, lorsque les vols orbitaux d'engins habités débutèrent, le risque de collision pour les satellites était alors très faible puisque uniquement associé aux micrométéorites. Aujourd'hui, le danger provient principalement des objets artificiels, surtout les objets métalliques, qui résultent des vols spatiaux, notamment :
a) Les engins spatiaux en fin de vie utile, particulièrement dangereux quand ils contiennent des matières radioactives;
b) les fragments de satellites ayant partiellement ou entièrement explosé, éléments provenant de la séparation des étages des lanceurs et de la séparation lanceur/satellite;
c) les fragments de panneaux solaires;
d) les corps vides des fusées, y compris les moteurs d'apogée;
e) les fragments de réservoirs sous pression ayant explosé pour diverses raisons.
Si l'on tient compte de leur nombre, de leur taille et de leur énergie cinétique, les débris spatiaux constituent un risque véritable qui ne cesse de croître. Les fragments d'une dimension supérieure à 1 mm suscitent tout particulièrement l'inquiétude. Les débris se trouvent principalement sur orbite terrestre basse (à moins de 1 500 km); ils sont dotés d'une vitesse relativement élevée, sont difficiles à détecter par les techniques radar et les moyens optiques et ont une durée de vie en orbite relativement longue. Le groupe de recherche de l'Institut du Conseil national de la recherche (CNR) à Pise (CNUCE - Centre de calcul national universitaire) a montré que les nouveaux débris issus de collisions avec des objets orbitaux pourraient entraîner une réaction en chaîne, qui, à long terme, risquerait même d'empêcher toute activité spatiale sur orbites terrestres basses.
Pour en savoir plus :
http://www.oosa.unvienna.org/Reports/AC105_708Add1F.pdf